« Marie-toi et sois soumise »

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C’est sous ce titre un brin provocateur pour notre génération et tiré des évangiles que l’italienne Costanza Miriano, mariée et mère de 4 enfants, nous livre sous forme originale et humoristique tous ses conseils pour vivre sereinement l’aventure du mariage et de la vie de famille qui est « l’aventure de l’engagement, du ton total de soi et de l’ouverture à d’autres vies, une aventure qui peut se vivre si chacun prend sa part ». Cet ouvrage est riche en enseignements sur les relations hommes-femmes et je me propose de vous en faire ici un court résumé, en espérant que cela vous donne envie de lire un texte plein de bon sens et de légèreté!

1 – L’hôpital se moque de la charité

L’auteur part du constat que depuis quelques décennies la cellule familiale est bouleversée: les femmes travaillent, les foyers sont instables, la fertilité est très maîtrisable. Mais en parallèle les femmes sont plus que jamais perdues sur leur identité et leur vocation. Pour Costanza Miriano, l’explication universelle à toutes ces interrogations est la suivante: « il s’agit de revenir à notre nature, à ce pour quoi nous sommes faites, et d’admettre que lorsque nous allons contre nos aspirations profondes, nous sommes inquiètes et malheureuses ». Les femmes doivent prendre conscience que leur vocation est de collaborer au don de la vie de toutes les façons possibles: engendrer, éduquer, soutenir, écouter, tisser les relations humaines. Accepter notre valeur et admettre notre capacité à nous donner nous éviterait bien des inquiétudes.

2 – Vers l’infini et au-delà

Dans son deuxième chapitre, la pétillante Costanza nous rappelle que le mariage  a un sens, surtout s’il est religieux car dans ce cas les époux reçoivent une aide spéciale qui « permet de mettre le cœur au bon endroit et rend la vie féconde ». Contrairement à ce que nous entendons à longueur de journée, il faut sortir de la logique de la revendication, et des relations qui reposent plus sur des obligations contractuelles que sur de l’amour. Sachons plutôt « accueillir les limites de l’autre – qui en a comme nous en avons – (…) dans une logique d’édification, ni passive ni obtuse ». Aimer sans mesure, c’est « s’accompagner l’un l’autre vers le mystère, parce que notre essence la plus intime, profonde et ultime n’est même pas dans l’être homme ou femme, mais dans une trace d’éternité, dans un désir de bonheur et d’absolu qu’il y a chez l’un et l’autre ».

3 – Quand on est rose dedans, on est rose dedans

Une femme ne doit pas se sentir comme une servante mais plutôt servir par amour. Elle n’a pas le même rôle que l’homme dans la famille et c’est ce que les féministes à l’heure actuelle n’ont pas compris:  « reconnaître la parité c’est donner une égale dignité à deux identités différentes ». Nous devons avoir une âme large, accueillante et rayonnante que ce soit avec notre mari ou nos enfants. « Par sa soumission, la femme construit le père. En le plaçant au-dessus d’elle elle lui donne de l’autorité. Elle a confiance en elle puisqu’elle sait qui elle est, et elle n’a pas peur de se perdre en laissant gagner un autre, ou plutôt l’autre ».

4 – Break on through to the other side

L’auteur aborde dans ce chapitre les notions de virilité, autorité paternelle et identité masculine, je ne m’y attarde pas ici mais son analyse est très pertinente.

5 – Le talent pour choisir le Mister Wrong

On ne choisit pas son mari comme on choisit un produit dans un catalogue, et encore moins en se basant sur ce que l’on voit dans tous les films à l’eau de rose un peu niais où coups de foudres et regards langoureux se suivent et se ressemblent. Dans la vie réelle, les émotions (même si elles sont importantes) ne font pas tout dans le mariage. C’est un engagement choisi et responsable qui va bien au-delà de la petite amourette: « on existe en relation avec quelqu’un. La femme a besoin de l’homme, elle ne peut se passer de lui si elle veut trouver son identité. Quand elle comprend qu’il lui est impossible d’exister seule en plénitude, elle renonce à la tentation d’autonomie; elle s’offre à lui et elle reçoit tout ce qu’il a à donner, parce qu’un homme, lui, ne résiste pas à une femme qui l’écoute et à une femme qui lui obéit, soumise ». Sachons parler le langage de l’autre et ménager à chacun de l’espace et du temps.

6 – Celui qui est soumis soutient le monde

« Lorsqu’une femme se met au-dessous, ce n’est pas pour être écrasée, mais pour soutenir: elle indique ainsi la route à l’homme et à toute la famille. La femme précède l’homme, lequel a besoin d’être accueilli ». La soumission est un cadeau offert librement, ce n’est pas un esclavage mais la marque d’humilité d’une personne qui connaît ses forces et ses faiblesses.

7 – The Big Lebowski qui est en lui

Beaucoup de couples arrivent à un point où ils ne ressentent plus beaucoup d’amour mais surtout de la fatigue, de l’énervement, voire de l’indifférence. Le secret pour transformer ce quotidien fait d’ennuis et d’incompréhensions? « C’est le sacrifice. La fatigue n’est plus un obstacle, mais l’autre nom de l’amour; ce n’est plus quelque chose qui frustre l’amour mais qui le fait grandir. Dans la fatigue, l’amour ne se consume pas, il croît ». Il faut essayer de sortir de la logique de domination qui pervertit les relations hommes-femmes et apprendre à se donner l’un à l’autre sans pour autant renoncer au plaisir.

8 – En mission pour le compte de Dieu

« La maternité est la première vocation de la femme. Pas la seule, mais la première ». On peut être maternelle même sans avoir d’enfants! Mais c’est inscrit au cœur de notre nature et le refuser reviendrait à nous trahir nous-mêmes.

9 – Que la force soit avec toi

Dans ce chapitre, l’auteur nous livre quelques réflexions à propos de l’éducation des enfants et de la difficulté de mener à bien nos autres obligations en même temps (travail…). Elle nous aide à nous recentrer sur l’essentiel pour être plus sereins: « être parents, c’est aimer, accueillir, donner à un enfant la possibilité d’exister comme il est. Et puis lui indiquer le chemin, en lui rappelant toujours que ce n’est pas nous, mais Dieu qui le fait grandir et qui souhaite sa réussite. Cela nous soulage de toute angoisse, nous empêche de céder à la peur, nous fait recommencer autant de fois que nécessaire ».

10 – Yes, you can

Costanza Miriano revient maintenant sur la différence entre l’autorité paternelle et l’autorité maternelle. Elle insiste sur l’importance du rôle du père qui doit guider et tirer vers le haut, toujours dans le respect de la liberté de L’enfant, sans pour autant avoir peur de lui dire « non ».

11 – J’ai vu des choses que vous les hommes ne pouvez pas même imaginer

Ici l’auteur essaie de répondre à la question suivante: est-ce bien que les femmes travaillent? La réponse n’est pas si évidente, alors elle tente de dégager quelques principes fondamentaux pour que si une femme travaille cela se passe dans les meilleures conditions. Elle rappelle tout d’abord que la question à se poser est celle-ci: « qu’est-ce qui est bon pour mes enfants, ma famille et les personnes qui ont besoin de moi? La réponse doit être placée en première position, avant la réalisation personnelle, avant les temps pour soi, avant l’indépendance économique, avant le désir de mettre à profit ses études ».

12 – Nous sommes plus grands que vous et nous sommes chez nous

Pour conclure son ouvrage, notre italienne pleine d’humour revient sur un sujet fondamental: l’éducation des enfants, la capacité à s’opposer à eux et à leur dire non. Mais comme elle le rappelle si bien, « les racines de l’éducation sont amères, mais les fruits en sont doux ».

Vous l’aurez compris, notre auteur pleine de pep’s nous livre ici une vision à la fois très personnelle et pourtant universelle de la famille, de l’éducation et des relations hommes-femmes. Avec humour elle nous oblige à nous recentrer sur l’essentiel, à prendre du recul, à accepter nos imperfections et à assumer notre nature propre. C’est ce qui nous mènera au bonheur 🙂

Que pensez-vous de ces réflexions? Est-ce que le résumé vous donne envie d’aller plus loin et de lire le livre? Donnez-moi vos retours en commentaire!

Le résumé du tome II est ici!

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Si vous souhaitez lire l’ouvrage complet de Costanza Miriano, vous pouvez vous le procurer ici. En commandant ce livre sur Amazon et à partir de mon site, vous me permettez de toucher une modeste commission et ainsi de financer la maintenance et la mise à jour de ce site 🙂 Merci d’avance 😉

Ces articles peuvent également vous intéresser: L’univers fascinant de la femme et Féminine ou féministe?

Crédit photo: Pexels.

5 réflexions sur “« Marie-toi et sois soumise »

  1. Lyse Mawugnon dit :

    Que de choses utiles et pertinentes, nous apprenons au fur et à mesure sur ce site. Pour ma part, j’approuve cette vision sage et humble de l’auteur sur le mariage, qui représente également une délicate alerte à nous les femmes.

    Aimé par 1 personne

  2. femmeapart dit :

    Merci Lyse! Ce livre est vraiment riche en enseignements, et des thèmes cruciaux sont abordés avec humour et accompagnés d’exemples concrets ce qui aide vraiment à comprendre beaucoup de choses sur les relations homme-femme et prendre conscience de l’importance de notre rôle dans le mariage.

    J'aime

  3. Jeanne83 dit :

    Merci pour cet article, j’avais entendu parler de ce livre mais pas encore lu ! Intéressant !
    Concernant la partie 11: « qu’est-ce qui est bon pour mes enfants, ma famille et les personnes qui ont besoin de moi? La réponse doit être placée en première position, avant la réalisation personnelle, avant les temps pour soi, avant l’indépendance économique, avant le désir de mettre à profit ses études » ».
    C’est très bien de poser le problème en ces termes, mais encore faut-il réussir à avoir suffisamment d’abnégation pour passer en dernier ! Je garde moi-même mes enfants qui sont petits et c’est un défi quotidien. Pour les garder, je sacrifie mes possibilités de travail intéressant et ce n’est pas toujours très facile.
    C’est vrai qu’il faut mes faire passer nos enfants après nous, mais il faut faut pas non plus que celà nous déséquilibre complètement et que nous fassions une dépression parce que nous nous oublions complètement. le juste milieu est important en toute chose et une maman doit rester en forme, sereine et plutôt épanouie pour bien s’occuper de sa famille.

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  4. femmeapart dit :

    Bonjour Jeanne! Merci pour vos retours d’expérience, c’est toujours très enrichissant 😊 En effet Costanza Miriano en parle dans le même sens que vous, en évoquant l’équilibre qui doit exister (elle-même est journaliste et écrivain donc pas opposée radicalement au travail de la femme). Ce qu’elle veut dire par cette phrase c’est que la sécurité physique et psychique de l’enfant doit passer en premier. Dans le cas que vous évoquez, il s’agirait d’une situation où les enfants ne seraient pas abandonnés à eux-mêmes mais entourés au maximum par une maman épanouie!

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