Homme et femme: une invention divine

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Je vous ai déjà cité plusieurs fois sur la page Facebook de précieuses pensées d’Alice von Hildebrand, cette écrivain contemporaine allemande ayant beaucoup écrit sur la femme. Aujourd’hui, je me propose de vous donner ici quelques pensées clés de son ouvrage Man and woman: a divine invention (Homme et femme: une invention divine) paru en 2010. De la Genèse au féminisme, en passant par le mystère du voile et l’exemple de la Sainte Vierge, l’auteur nous propose ici une fresque théologique et philosophique des relations homme-femme.

1 – Au commencement

L’Homme est un être créé par Dieu et complexe. Oui, Dieu non seulement nous a créés avec un corps et une âme, mais surtout « homme et femme Il (nous) créa ». Nous sommes donc en présence d’un double mystère. Homme et femme sont égaux en dignité et complémentaires, et leur différence va même jusqu’à les rendre pro-créateurs avec Dieu lors de la conception d’un enfant. C’est après le péché originel que cette parfaite harmonie créée par Dieu disparut comme un châtiment pour punir le premier péché des hommes. Les conséquences sont terribles, et chaque sexe se trouve altéré: l’homme devient une brute et la femme une séductrice (pour caricaturer, sans intention de faire ici des généralisations inutiles).

2 – Le terrible mensonge du féminisme

« Les ravages causés par le féminisme peuvent uniquement être expliqués par le fait que dès que les femmes sont infidèles et trahissent leur vocation, c’est toute la société qui est secouées jusque dans ses racines les plus profondes ». Les féministes s’opposent au plan divin lui-même en rejetant les identités propres données par le Créateur et en cherchant à ressembler aux hommes (ce qui poussent ceux-ci à ne plus assumer leur virilité). « Les femmes ont le pouvoir de faire ressortir le meilleur des hommes et de les inciter à la pureté, mais aussi d’éveiller ce qu’il y a de pire en eux et attiser la perpétuelle fournaise de la luxure », d’où l’importance qu’elle doit accorder à sa façon de se tenir et de s’habiller. Le féminisme est en quelque sorte la masculinisation de la femme et le déni de sa propre nature.

3 – Le génie féminin: voile, piété et modestie

« Une femme accomplit son admirable mission non pas à travers des réalisations qui lui sont extérieures, mais à travers la prière, les sacrifices et l’amour ». L’auteur nous parle ensuite du symbole du voile et de l’importance de la modestie: je vous laisse vous référer à cette conférence et à celle-ci pour approfondir ce sujet. Alice von Hildebrand aborde en suite le thème de la fécondité reliant l’homme et la femme, fécondité non seulement biologique mais aussi spirituelle et intellectuelle. L’homme rationalise les émotions souvent trop envahissantes de la femmes, et celle-ci révèle le « côté humain » de l’homme. « Le fait que la plénitude d’un être humain se trouve dans la complémentarité de deux sexes différents est réellement une invention divine ».  Quand un être humain est transformé dans le Christ, un saint incarne toutes les vertus typiquement féminines (gentillesse, empathie, compassion) dans une structure masculine. Les saintes quant à elles peuvent manifester un courage et une sainte audace que l’on trouve d’habitude chez les hommes. Je ne peux pas développer tous les points abordés dans ce chapitre ici, mais s’ensuit une réflexion intéressante sur la réceptivité de la femme, sa fragilité, son humilité et sa générosité.

4 – Avec Marie: de la défaite à la gloire

« En contemplant Marie, en l’aimant, en méditant sur sa beauté, nous pouvons trouver toutes les réponses aux graves problèmes accablant notre société ». Elle doit être le modèle de toutes les femmes: elle était à la fois vierge, mère, épouse et veuve. Que le féminisme ait d’abord été issu de pays protestants s’explique par le fait qu’ils avaient perdu toute dévotion à la Sainte Vierge. Comme elle nous devons être pures car conscientes que nous vivons sous le regard de Dieu. Comme elle nous devons être humbles et accepter notre vocation telle que voulue par Dieu, même si elle doit se réaliser dans l’ombre. Comme elle nous devons être pieuses et trouver notre force dans la prière. Comme elle nous devons consoler les affligés et plus largement accueillir la vie que ce soit physiquement ou moralement.

5 – Femmes et relation amoureuse: femmes et maternité

Toute femme est appelée à être mère et à être « la marque de la tendresse de Dieu sur terre » comme le disait Gertrud von Le Fort. Et si ce n’est pas physiquement, ce sera spirituellement: « À travers son don total à Dieu, une vierge consacrée élève la maternité à un niveau surnaturel ». À travers son amour pour Dieu, elle ouvre son cœur au monde entier, aux petits, aux faibles, à ceux qui sont abandonnés, mal-aimés ou rejetés.

L’auteur nous donne ensuite quelques exemples de saintes épouses (Sainte Elisabeth de Hongrie), mères (Sainte Monique), filles (Sainte Thérèse de Lisieux), sœurs (Sainte Scholastique), amies (Sainte Claire, Sainte Jeanne de Chantal) qui chacune à leur manière ont participé à l’amour de Dieu pour les âmes.

6 – Femmes et prêtrise

Pour conclure son ouvrage, Alice von Hildebrand nous donne quelques pistes à propos de l’accès des femmes à la prêtrise, sujet favoris des féministes se disant catholiques. Plutôt que de le prendre comme une discrimination ou un machisme primaire, elles devraient considérer cette position de l’Église comme un simple acte d’obéissance à une volonté de Dieu clairement exprimée dans la Bible (le choix du Christ de s’entourer de 12 apôtres). De plus, « la maternité et la prêtrise sont deux charismes complémentaires mais incompatibles. Ce sont deux croix parées de bijoux, trop lourdes pour être portées en même temps ». Enfin, les femmes ne pourraient pas célébrer la messe in persona Christi disant « ceci est mon corps, ceci est mon sang » pour la simple et bonne raison qu’elles sont des femmes et que le Christ était un homme (avec un petit h).

Ce livre se termine par une citation de Sainte Thérèse de Lisieux qui rêvait d’être prêtre et finit par comprendre quelle était sa vocation telle que voulut par Dieu: « Jésus, mon amour, j’ai enfin trouvé ma vocation! Ma vocation, c’est l’amour. J’ai trouvé ma place au sein de l’Église, et c’est Vous, mon Dieu, qui me l’avez donnée ».

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Si vous souhaitez lire l’ouvrage complet en anglais d’Alice von Hildebrand, vous pouvez vous le procurer ici. En commandant ce livre sur Amazon et à partir de mon site, vous me permettez de toucher une modeste commission et ainsi de financer la maintenance et la mise à jour de ce site 🙂 Merci d’avance 😉

Crédit photo: Pexels.

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