Une femme à part a-t-elle le droit de travailler?

Travail

 

Depuis la nuit des temps, la femme travaille. Que ce soit dans les champs, à la maison, dans leur commerce, pour aider son mari à administrer son domaine, ou l’administrer elle-même d’ailleurs, les femmes n’ont jamais été empêchées de travailler, ni par l’Église, ni par la société. Régine Pernoud en parle très bien dans son livre La femme au temps des cathédrales. Ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, c’est du travail rémunéré, d’une mère de famille, en dehors de son foyer, en dehors des cas de nécessité (chômage du mari par exemple). Nous ne parlerons donc pas du travail des célibataires ou des mères de famille n’ayant plus d’enfants à charge, ou encore des femmes exerçant une activité complémentaire à la maison sans que cela ait un impact négatif sur son foyer. Il ne s’agit pas de lancer une énième polémique, mais de vous faire réfléchir et de vous aider à prendre vos décisions en toute connaissance de cause.

Pour commencer, il serait intéressant d’étudier rapidement les origines du travail rémunéré des femmes, qui est plutôt récent. Les connaître permet de mettre les choses en perspective et d’appliquer toute la prudence nécessaire. Ce n’est pas parce que le travail des mères de famille est passé dans les mœurs que c’est forcément bien, ou obligatoire! Au contraire, il a été voulu tout d’abord par la Franc-Maçonnerie afin d’éloigner la femme de son foyer et de détruire la famille, je vous en parlais dans ma conférence sur le féminisme: « Pour abattre le catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme. Mais puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons la avec l’Église ». Leur objectif?  Sortir la femme du foyer pour la mettre dans la sphère publique (mettre les femmes à l’usine et mettre au second plan le rôle de nourricières, d’éducatrices et de transmission de la foi). Henri Vincenot disait: « Pour déstabiliser cette sale société occidentale ?… Ce n’est pas difficile : il suffit de déstabiliser la Femme. La Femme, clé de voûte de toute société… Il suffit de sortir la Femme de son temple : la maison, la famille, qui ne tient debout que par elle… Il faut la persuader qu’elle y est exploitée, avilie. Il faut la désaccoupler. Il faut la banaliser, lui retirer l’enseignement et l’éducation de ses enfants qui deviennent alors proie facile pour le vice et les pires utopies. Et ce sera la crise de la moralité…! Il faut la jeter en vrac sur le marché du travail ce qui fera baisser le prix de la main d’œuvre et amènera le chômage et la crise économique, donc désordre et ruine de la société ».

Ce qui nous amène à une deuxième considération par rapport au travail de la femme: il n’a fait que servir le capitalisme, puisque le fait de sortir les femmes de leur foyer et de leur proposer un travail contre salaire permet à l’état de taxer deux personnes, au lieu d’une, et de faire baisser le prix de la main d’œuvre. De plus, les femmes sont généralement plus consommatrices que les hommes et plus réceptives aux sollicitations de la publicité pour faire des achats impulsifs ou, en tout cas, pas complètement utiles. Le fait d’avoir un deuxième salaire dans le foyer favorise encore plus la consommation voire la surconsommation à laquelle nous assistons aujourd’hui.

Ce rapide aperçu des origines du travail rémunéré des femmes étant fait, nous pouvons maintenant rappeler qu’un enfant, jusqu’à ses 3 ans au moins, a particulièrement besoin de sa mère pour bien se développer. Bien sûr, il a besoin de son père, mais c’est la relation mère-enfant qui prime dans les premières années. Une fois que l’enfant est un peu plus grand et autonome, son père l’aidera à se construire d’une autre manière, tout à fait complémentaire de celle de son épouse. Plusieurs d’entre vous m’objecteront qu’il vaut mieux avoir une maman moins présente mais totalement épanouie (grâce à son travail à l’extérieur) qu’une maman 100% à la maison mais aigrie et malheureuse. Beaucoup de femmes pensent qu’être mère au foyer signifie ne jamais sortir, n’avoir aucune interaction sociale, se sentir inutile et ne rien faire de ses journées, en tout cas rien qui ne l’épanouisse. Lucie Choffrey l’explique très bien dans son livre L’Effroyable imposture du féminisme, tout ceci est totalement faux. Et c’est dû, en grande partie, à cette image très négative de la mère au foyer , que les médias veulent bien nous donner. Comme le disait Chesterton à juste titre, « le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris« .

De plus, le salaire gagné par la femme sera vite englouti dans les frais de nounou, de crèche, de livraison de courses et autres frais occasionnés par son absence du foyer. Y a-t-il dans ce cas un réel intérêt économique pour la famille? Sans compter qu’une femme qui reste au foyer a généralement une plus-value non négligeable: « Seules quelques âmes féminines généreuses échappent à ce courant utilitariste et savent reconnaître dans leurs consœurs au foyer, une richesse sociale inestimable. Elles comprennent qu’il y a là aussi une valeur économique non prise en compte – éducation, prévention en matière de santé, cohésion sociale, générosité intergénérationnelle bénévole… ». Sans compter les bienfaits de sa présence auprès de son mari, de ses enfants, de sa communauté. Certaines diront que leur salaire leur permettra de payer de bonnes études à leurs enfants. Mais, qu’est-ce qui est le plus important? Veiller à donner une éducation chrétienne à ses enfants ou leur permettre de faire de grandes études? De façon plus générale, il est très difficile pour les femmes qui travaillent de tout concilier, même si le papa aide beaucoup. Toutes les femmes le disent: elles ont énormément de pression pour réussir sur tous les fronts, et, dans les faits, il est très difficile de concilier sereinement travail, famille, foyer, sans que l’un ou l’autre ne soit négligé.

Avant de conclure cet article, je voudrais citer cette phrase du pape Pie XII: « Aucune activité humaine ne se trouve interdite à la femme dont les horizons s’étendent aussi aux domaines de la science, de la politique, du travail, des arts, du sport mais toutefois subordonnée aux fonctions primaires qui lui sont fixées par la nature elle-même« . Ainsi, une mère de famille a des devoirs importants, qui lui demanderont parfois beaucoup d’abnégation et de sacrifice, mais qui font partie de sa vocation. Ce n’est évidemment pas ce qui est prôné ou encouragé à l’heure actuelle, malheureusement, ce qui rend la tâche encore plus compliquée. Mais n’ayez pas peur d’être une vraie femme au foyer, épanouie et rayonnante! Soyez fière de ce que vous faites, de ce que vous apportez à votre famille et à la société. Repensez au modèle de la Sainte Vierge, la plus sainte des femmes, qui faisait mille petits travaux à droite à gauche, prenait soin de Jésus et de son foyer, sans se plaindre alors qu’elle était la plus pure des créatures. Et elle était soumise à Saint Joseph, qui dans l’ordre de la grâce n’était pas au-dessus d’elle!

« Une bonne mère brille et illumine toute la maison de sa splendeur. Entourée de ses enfants, elle dirige ses pensées vers le Ciel, et ils peuvent voir comment elle adresse ses prières à Dieu » – Saint Antoine Marie Claret

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Si vous souhaitez lire l’ouvrage complet de Lucie Choffrey, vous pouvez vous le procurer ici. En commandant ce livre sur Livres en Famille et à partir de mon site, vous me permettez de toucher une modeste commission, sans pour autant payer plus cher, et ainsi de financer la maintenance et la mise à jour de ce site 🙂 Merci d’avance 😉

Ces articles peuvent également vous intéresser: Être une Femme à part dans un monde féministe et Adieu Simone! Les dernières heures du féminisme (1/2)

Crédit photo: Pexels.

20 réflexions sur “Une femme à part a-t-elle le droit de travailler?

  1. Jeanne dit :

    Oh c’est vrai que le travail des femmes n’est absolument pas lié aux 2 guerres mondiales, aux crises économiques, aux 30 Glorieuses, à la Transition Démographique, aux hausses du niveau de vie et d’éducation, à la baisse de mortalité infantile, à l’augmentation de l’espérance de vie, à l’inflation, à l’augmentation du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat…. ce n’est effectivement qu’un vaste complot franc-maçon. Au niveau des taxes, je vous invite à étudier le régime fiscal français, et entre autre cette petite histoire de parts dans les foyers fiscaux, vous verrez, une petite broutille inintéressante face au grand monstre complotiste. N’oubliez pas que vous vivez en France, et que vos impôts servent à financer ce merveilleux service public qui permet à de nombreuses familles de vivre décemment.
    Votre blog pourrait être intéressant, si vous utilisiez des sources scientifiques (la macroéconomie, la microéconomie, la sociologie, au hasard).
    Etre chrétienne dans le monde en faisant rempart aux dérives des sociétés actuelles c’est tout le contraire de la désinformation qui sévit sur ce blog, c’est se former sur tous les sujets, se forger une opinion, être capable d’argumenter et d’exposer, tout en conservant effectivement une unité de vie, une cohérence d’esprit pour vivre ce magnifique chemin vers la Sainteté que nous propose l’Eglise.
    Je ne vous souhaite pas bonne continuation.

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  2. femmeapart dit :

    Bien sûr que ces éléments ont aussi eu un impact! Mais il faut regarder à la source des choses. Tout est fait pour pousser la femme au travail, qu’on le veuille ou non. Beaucoup préféreraient rester chez elles, du moins tant que leurs enfants sont en bas-âge, et pour des raisons financières elles ne le peuvent pas, ce n’est pas normal. Justement le gouvernement pourrait faire bien plus pour les mères au foyer. En tout cas on est loin de la brillante « libération » féministe et d’un progrès pour les femmes qui deviennent esclaves de leur entreprise et de leur patron. Je me forme et m’informe, soyez sans crainte, mais mes opinions sont politiquement incorrectes, c’est pour cela que j’ai beaucoup de réactions comme les vôtres. Et quand je cite mes sources et des chiffres précis, il n’y a plus personne pour me répondre 😉 En tout cas, vous avez raison, je dois continuer de me former et de progresser encore et toujours, c’est un fait. Bonne continuation à vous 🙂

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  3. Blanche dit :

    C’est vrai, indéniable, que la conjecture économique a poussé les femmes au travail mais à quel prix? La mission de la femme au foyer n est elle pas plus noble que celle que lui propose le monde actuel: produire de la richesse au lieu de transmettre une culture, une véritable âme?
    Quant au « merveilleux » service public…Nos impôts ne savent ils pas à financer contraception PMA, IVG? ESt ce vivre décemment que de devoir abandonner ses enfants pour pouvoir les nourrir?
    Et la politique anti-familiale qui sévit ne prouve t elle pas assez la haine de la famille traditionnelle, dont la mère au foyer était l’âme?
    A t on vraiment besoin de preuves scientifiques pour constater l’évidence? La déchéance de notre société et son déclin depuis que la femme y a perdu sa vraie place.
    Libre à vous de croire ou non en l existence d’un complot, mais les faits sont là, criants et inquiétants. Un foyer sans femme c est une société sans âme.
    Permettez moi de vous rappeler que Thérèse fait un bien fou à travers ce blog, en y restaurant l amour de la vocation féminine, dans la charité chrétienne, la délicatesse et la bienveillance. N est ce pas là un modèle de vie chrétienne et d’apostolat?
    Longue vie à Femme à Part

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  4. Johanne Campagna dit :

    Nous, les femmes, avons une vocation extraordinaire et c’est celle de l’amour. Le vrai. Celui qui donne et qui pardonne. Tant vaut la femme, tant vaut la famille, tant vaut la société. On constate le résultat aujourd’hui. Jusqu’où ira cette déchéance ? C’est infiniment triste ! Il faut construire sur le beau et le bon. Rester au foyer pour élever nos chers enfants dans cet amour est le plus beau cadeau que nous leur faisons. Je suis une femme au foyer. J’ai le bonheur d’élever ma famille nombreuse. Certains volent maintenant de leurs propres ailes. Le temps passe si vite !

    Continuez votre beau travail auprès des femmes ! Et merci pour tout !

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  5. Castille dit :

    Je suis sidérée le simplisme et l’esprit culpabilisant que vos propos pourraient instiller chez des femmes qui aiment leur vocation professionnelle. J’ai quelques années de plus que vous, je possède un métier plutôt prenant, et je suis mère de famille. Bien évidemment que la mise sur le marché des femmes comportait des intentions malhonnêtes lors de ses prémices. Pour autant, le génie du christianisme a toujours été de composer avec les contraintes sociales sans s’en alarmer, puis en prendre un contre-pied avisé, rusé (dans le bon sens) et correspondant à la vocation personnelle de chaque tempérament au sein du couple. Vos généralités tombent dans deux écueils :
    – la vocation intime et personnelle de chaque couple : chacun, à deux, avec des enfants. La vocation que pourrait « subir » une famille : célibat forcé, deuil, infertilité… Tous ces éléments ne regardent qu’eux. Une femme qui travaille n’abandonne pas nécessairement son foyer, elle dort peut-être moins, elle est très organisée…Quelle image vous donnez de la vocation professionnelle ! Une forme d’égoïsme seulement ?!? Même l’Opus Dei encourage les femmes quand elles travaillent, sans juger de la répartition toute personnelle qu’elles font avec la tenue de leur foyer. Que dire de Zélie Martin, qui fut une redoutable chef d’entreprise, et éduqua rien moins qu’une sainte ?
    – les jeunes femmes catholiques ont une tendance nette à ne pas considérer sérieusement leur vocation professionnelle avec liberté intérieure, effectuant des études en attendant le mari idéal, la vie rêvée de famille… Elles ne prennent pas position sur un métier, un talent à faire fructifier (comme le demande l’Evangile) et idéaliser comme vous le faites la vie au foyer n’encourage pas les femmes chrétiennes à avoir du « nerf » avant toute chose, une colonne vertébrale exercée par l’apprentissage discerné d’une vraie vocation professionnelle. Qui pourra en plus s’avérer nécessaire dans le futur (célibat, décès, pauvreté…)

    L’épanouissement maternel est capital pour la vie d’un foyer. Si celle qui a charge d’âmes toute spécialement est lacunaire dans son unité de vie, la sainteté de ses enfants pourrait en pâtir. ce n’est pas être moderne que de vouloir préserver les femmes du burn-out même au foyer, qu’un prêtre nomme à juste titre « la maladie du don », souffrance à laquelle les femmes, par excellence, sont soumises, même à la maison. Et même avec les frais que vous évoquez, un salaire peut aider à la sainteté, même indirectement : j’aime à citer Frédéric Ozanam, qui disait que chaque foyer chrétien devrait pouvoir être assez aisé pour ne pas soucier de son confort et ainsi se consacrer à Dieu, et en même temps pas trop riche pour ne pas céder aux sirènes de la paresse ». A chaque foyer de discerner pour le bien de chaque membre, chaque talent des parents et des enfants à faire grandir, si la femme doit ou non travailler, selon aussi le talent qu’elle possède. Et enfin, remerciez les femmes de travailler actuellement : enseignantes, paramédical, infirmières, arts… Les femmes mettent du vrai, du beau et du maternel aussi dans ces métiers. La répartition avec leur vie de famille ne regarde qu’elles, leur conjoint et leur confesseur.

    Bien à vous.

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  6. Jeanne dit :

    « Bien sûr que ces éléments ont «  » »aussi » » » eu un impact! » Non, c’EST l’impact du travail des femmes.

    « Mais il faut regarder à la source des choses. » la source des choses : la conjecture économique des dernières décennies, cela s’appelle de l’économie.

    « Tout est fait pour pousser la femme au travail, qu’on le veuille ou non. Beaucoup préféreraient rester chez elles, du moins tant que leurs enfants sont en bas-âge, et pour des raisons financières elles ne le peuvent pas, ce n’est pas normal. » Vous avez tellement mais tellement de chance, de vous permettre de ne pas travailler et d’avoir une famille pcq votre mari gagne suffisamment pour subvenir aux besoins de tous ! vous voudriez donc que seuls les couples aux revenus corrects et stables puissent accueillir un enfant ? cela va totalement à l’encontre de l’Eglise, et est bien digne de Malthus (oops, un économiste, vous savez cette science, ces sources que vous ne lisez pas) et est bien malheureuse !!!!! La chance d’aujd, c ‘est de pouvoir accueillir des enfants et de les nourrir, de les éduquer correctement malgré un niveau de vie plutôt bas, car les 2 parents travaillent……………

    « Justement le gouvernement pourrait faire bien plus pour les mères au foyer. En tout cas on est loin de la brillante « libération » féministe et d’un progrès pour les femmes qui deviennent esclaves de leur entreprise et de leur patron » Il existe pléthore d’aides sociales je vous rappelle, et si vous ne les connaissez pas, rapprochez vous d’une assistante sociale et effectivement il y a beaucoup à faire pour mêler dignement vie de famille et vie au travail (notamment le congé paternité). La libération féministe de vous offrir le CHOIX, des OPPORTUNITÉS différentes de celle du mariage qui était le seul moyen de quitter le foyer familial ??? C’est vrai que c’est DRAMATIQUE d’offrir aux femmes des chances d’apporter toutes leurs compétences sur le marché du travail, dans des associations, au gouvernement, dans les communautés scientifiques, et partout ailleurs…. Le monde a besoin de la femme dans des postes à responsabilité, dans les équipes (vous savez le management, mais flûte, encore une science) pour justement apporter NOTRE différence, notre FÉMINITÉ dans ce monde d’hommes !
    « Esclaves de leur entreprise et de leur patron » ?? pardon mais quittez votre job si vous vous sentez aliénée. Et il est évident qu’une femme a forcément un N+1 au-dessus, d’elle, ne pourrait-elle pas être elle-même le -dit patron ?? Votre vision est si machinéenne, c’est à pleurer. Oui travailler représente des contraintes, non personne n’est esclave de personne, l’aménagement du temps de travail existe, les mi-temps, les 4/5, le télé-travail et de nombreux nombreux avantages. Bienvenue au XXIème siècle…

    « Je me forme et m’informe, soyez sans crainte, mais mes opinions sont politiquement incorrectes, c’est pour cela que j’ai beaucoup de réactions comme les vôtres. Et quand je cite mes sources et des chiffres précis, il n’y a plus personne pour me répondre 😉  » –> Peut-être bien que parce que vos sources ne vont que dans VOTRE sens à vous, qui n’ont rien de scientifiques tant ils sont tendancés, qui posent des idées toutes faites bonnes à recracher sans poser à matière à réflexion et à construire soi-même son avis. Ce qui n’est certainement pas là le travail de recherche qu’une rédactrice d’articles se doit de proposer à ses lecteurs. Ecrire, c’est confronter plusieurs avis, plusieurs sources dans tous les sens, confronter des données, des stats, des recherches effectives et VALABLES déjà produites ultérieurement, etc….

    Y’a du boulot !

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  7. femmeapart dit :

    Bonjour Castille, merci pour votre commentaire. Je n’ai jamais écrit qu’une femme ne devait pas travailler. Je donne simplement des pistes de réflexion, car beaucoup de femmes subissent un lavage de cerveau dans tous les médias qui leur laisse à penser que si elles sont au foyer elles ne valent rien et doivent avoir honte d’elles. Beaucoup aussi ne comprennent plus l’importance de l’éducation de leurs enfants, ou pensent qu’elles ne peuvent d’épanouir qu’en dehors de leur foyer, et que leur bien-être passe avant tout le reste. Je pense qu’il faut effectivement voir au cas par cas, tout n’est pas noir ou blanc et je le dis bien dans l’article. Je ne suis pas un gourou qui impose quoi que ce soit comme parole d’Évangile, contrairement à ce que vous avez l’air de penser 😉 Chacune est assez grande pour prendre ses décisions, mais elle doit le faire en connaissance de cause. Oui, heureusement que certaines femmes travaillent comme vous le soulignez si bien, et je ne dénigre pas du tout cela. Simplement soyons bien prudentes sur ce sujet, et ne nous laissons pas manipuler par ce que les médias actuels veulent que nous pensions…. Quoi que l’on dise, un enfant, surtout très jeune, a besoin de sa maman.

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  8. femmeapart dit :

    Chère Jeanne, si la lecture de mes articles vous met dans de tels états, pourquoi venez-vous sur mon blog? Vous parlez de progrès et de libération, mais je ne connais QUE des femmes qui sont malheureuses et déchirées quand elles reviennent de congé maternité. Oui, certaines femmes aiment leur travail et heureusement, mais tout le monde n’est pas cadre dans une entreprise (encore une fois, celles qui ont des horaires difficiles ou beaucoup de voyages par exemple ne doivent pas voir leurs enfants souvent…) et celles qui travaillent comme caissières oui je pense que c’est une aliénation de la femme, ne vous en déplaise! Vous me dites que mon avis va toujours dans le même sens, mais ne croyez-vous pas que le vôtre aussi? Cela s’appelle avoir une opinion, des convictions, et ce n’est pas parce que je ne donne pas des chiffres à tout bout de champ que mon opinion n’est pas valable. Libre à vous de vous voiler la face et de ne pas y adhérer, mais il suffit d’ouvrir les yeux sur le monde actuel pour se rendre compte que la famille est complètement déstabilisée et éclatée, notamment à cause de ce genre de choses.
    Les aides familiales diminuent constamment, rien n’est fait pour aider réellement les familles, c’est un fait. En tout cas, relisez l’article, je ne dis pas qu’aucune femme ne devrait jamais travailler, je suis bien plus nuancée que cela.

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  9. Blandine dit :

    Bonjour Thérèse,
    Vous touchez à un sujet brûlant… ! Pour ma part, je suis maman et active professionnellement, uniquement parce que je n’ai pas eu d’autre choix. Cette vie est très difficile, même si mon mari m’aide tant qu’il le peut. J’ai très mal vécu la crèche, le fait de laisser mon enfant systématiquement à la garderie et à la cantine… Heureusement, le second enfant pointe le bout de son nez et sonnera la fin de mon travail extra-domestique, perspective qui me réjouit au plus haut point.
    Il est bien évident que chaque femme doit être libre de choisir si oui ou non elle souhaite travailler en dehors de la maison mais ma petite expérience ne m’a certes pas rendue heureuse jusqu’à présent. Comme vous, ce n’est pas une voie que je recommanderais.
    Bon courage pour répondre à certains commentaires ! ^^

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  10. femmeapart dit :

    Bonjour Blandine, merci beaucoup pour votre commentaire et votre partage d’expérience! Cela ne doit vraiment pas être évident d’être dans votre situation alors je vous souhaite plein de courage. Merci d’avoir bien voulu témoigner et « briser » cette espèce de tabou qui voudrait nous faire croire qu’il n’y a que le travail qui peut épanouir la femme et qu’elles sont toutes ravies de travailler!

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  11. Isabelle dit :

    Bonjour Thérèse, je suis rassurée de voir que d’être plus nuancée dans vos réponses aux commentaires que dans votre article… Effectivement la question est complexe, il existe aujourd’hui une grande variété de métiers et de manières de les exercer, c’est donc difficile de faire des généralités. Merci d’avoir rappelé des principes importants, comme « un petit enfant a avant tout besoin de sa maman » et « les mères au foyer ont un rôle social irremplaçable ». Mais d’autres principes tout aussi vrais auraient pu être invités, comme « la femme a une richesse propre à apporter dans le monde professionnel » et « toute femme a des talents qu’elle est appelée à mettre au service de la société ».
    Vous semblez aimer les titres-chocs, je vous en propose un : « Une femme à part a-t-elle le droit de faire des études ? »
    Parce que si on fait des études, c’est bien pour exercer un métier par la suite ? Pour développer compétences professionnelles ? Et il faudrait, après avoir appris un métier, tout laisser tomber pour élever ses enfants ?
    Je le dis de manière un peu provocante, bien sûr. Au fond, il faudrait que les jeunes filles puissent réfléchir au choix de leurs études en tenant compte de leur vocation féminine… mais à l’âge où l’on fait ces choix, on n’a pas forcément la maturité nécessaire, ni les conseils avisés.

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  12. femmeapart dit :

    Bonjour Isabelle et merci pour votre commentaire! Je ne dis absolument qu’aucune femme ne doit jamais travailler, mais je lance simplement des pistes de réflexion pour bien prendre en compte tous les aspects de chaque décision. Certaines personnes ne peuvent pas faire autrement, d’autres arrivent parfaitement à concilier les deux en travaillant de la maison par exemple, mais d’autres n’envisagent même pas le fait de rester mère au foyer car elles ne mesurent pas la beauté de ce choix, à cause de tout ce que disent les médias. Il y a effectivement beaucoup de métiers où les femmes ont vraiment des talents spécifiques qu’elles peuvent mettre à contribution, mais je pense qu’elles devraient pouvoir les exercer sans avoir à mettre de côté leur famille, pour celles qui sont mariées. Merci pour cette suggestion d’article, j’y avais déjà pensé et c’est vrai que c’est une bonne idée! Ceci dit, beaucoup de femmes ont de « beaux » diplômes et n’ont aucun problème à ne pas en faire « usage » (cf. le témoignage de Lucie Choffrey dans le livre que je cite justement).

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  13. Sixtine dit :

    Merci pour cet article ! Concernant la mère au foyer, une problématique me semble importante à traiter : la solitude qui peut très vite être ressentie. En effet si il y a quelques dizaines d’années beaucoup de femmes étaient mères au foyer et connaissaient souvent plusieurs de leurs voisines, ce qui limitait ce phénomène, c’est aujourd’hui plus compliqué puisque peu de femmes sont mères au foyer, les mères qui partagent le même idéal sont facilement éloignées d’une ou de plusieurs dizaines de kilomètres (moins en ville cependant) et comme elles ont parfois des petits turbulents, cela fait autant de facteurs qui rendent compliqué pour elles d’entretenir des relations amicales et de se soutenir au niveau humain et spirituel avec d’autres personnes qui partagent le même style de vie… Ce manque peut être parfois très lourd à porter sur la durée, et un travail extérieur peut aussi être une des solutions envisageables dans certains cas. Merci pour vos articles que je découvre peu à peu grâce à de bonnes amies et qui donnent de bonnes bases de réflexion !

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  14. Marie-Gabrielle dit :

    Bonjour Thérèse,
    Je n’ai pas d’enfants mais en tant qu’enseignante, je suis à un bon poste d’observation. Et je constate souvent que des élèves dont les deux parents travaillent ont des soucis scolaires qui ne se présenteraient pas ou moins gravement s’ils avaient un adulte vraiment présent à la maison pour les aider et les encadrer dans leur travail. Les mamans rentrant fatiguées de leur journée de travail, ayant encore beaucoup à faire à la maison, peuvent facilement faire « confiance » à leurs enfants quant à leur travail scolaire et négliger un suivi attentif et ferme. Sans compter toutes les activités d’éveil qui sont malheureusement négligées dès le plus jeune âge. On trouve ainsi des enfants qui à 8 ou 10 ans n’arrivent pas à dessiner un arbre… que d’activités ludiques, créatives leur ont fait défaut… Lire. écrire, apprendre tout un tas de choses ne doit pas être réservé qu’à l’école, il y a aussi toute une culture générale qui s’acquiert à la maison.
    Une maman m’a dit une fois « Vous croyez que je n’ai que ça à faire de m’occuper de mes gosses? » Sans la juger, il me semble qu’une maman qui n’a pas double journée à faire ne réagirait pas ainsi. Ce n’est évidemment pas une généralité, mais suffisamment fréquent pour que nous le remarquions et le déplorions, y compris mes collègues qui n’ont aucun a priori sur le travail des femmes. Comme vous le notiez en introduction de votre article, de nombreuses femmes n’ont pas forcément le choix pour des raisons économiques. Il n’en reste pas moins que peu de femmes, je pense, peuvent mener une vie familiale et une vie professionnelle de front et sans dommages pour elle, leur mari, leurs enfants ou leur travail. Bravo à celles qui y arrivent! C’est clair que le choix du travail maternel dépend de nombreux paramètres qui sont propres à chacun, à chaque couple, mais n’oublions jamais le bien à court, moyen et long terme des enfants qu’on a bien voulu accueillir dans son foyer. Et au final, ça concerne la société par les diverses conséquences positives ou négatives de l’éducation, pas uniquement le couple qui les a mis au monde.
    PS: je suis désolée pour vous que vous receviez des commentaires aussi peu amènes, même si des objections sont tout-à-fait naturelles. Ne ressortiriez-vous pas un article sur les moyens de s’opposer avec bienveillance et élégance???

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  15. femmeapart dit :

    Bonjour Marie-Gabrielle, merci pour votre précieux témoignage! L’idée ici évidemment n’est pas de jeter la pierre à toutes les femmes qui travaillent, mais de les faire réfléchir, et, pour celles qui ont le choix, de les inciter à rester dans leur foyer. Il y a tellement de témoignages comme le vôtre dans plein de domaines, tout concorde à dire qu’une mère qui reste au foyer est une bénédiction pour ses enfants et son mari, et la communauté en général. Merci encore pour votre retour d’expérience!

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  16. Castille dit :

    Bonjour Blanche!

    « Et pour celles qui ont le choix, de les inciter à rester dans leur foyer » : pourquoi ? Si elles ont le choix, ce n’est en aucun cas pour être forcées à travailler ou à rester à la maison. Elles ont à en parler avec leur mari. Point. La décision n’a pas à être incitée de l’extérieur, car tous les paramètres à prendre en compte sont dans le couple et la famille.

    Les témoignages ici sont nombreux sur les mamans au foyer épanouies/arrachées allant au travail, … mais je peux vous citer tout autant d’exemples de femmes chrétiennes (ou non) qui déplorent la situation pour des raisons tout à fait objectives.

    Par ailleurs, vous ne répondez pas à la question des études des jeunes femmes. Dommage, car c’est l’un des points sous-jacents de votre article. En pendant aussi, la formation des garçons et toutes les réalités chiffrées que l’on connaît. Les femmes réussissent mieux sur les bancs de l’école et de la formation supérieure. Les garçons externalisent souvent leur vie sociale avec des collègues, des formations… Le fossé se creuse parfois avec la femme au foyer, qui ne peut poursuivre de formation et limite sa conversation à des tracas quotidiens… Or la maman va être la première référence intellectuelle/culturelle des enfants. Notamment pour ses filles. Avoir terminé des études et posséder une formation accomplie est une source de crédibilité pour ses enfants sur la question du sens de l’engagement, du travail, de la rigueur, et du travail qui permet la sainteté, avant de se trouver un état de vie : l’épouse et mère pourra en avoir besoin (et donc autant apprécier son métier si on doit retourner travailler, pour ne pas ajouter de la peine à la corvée), et même les supérieures de congrégations apprécient des jeunes femmes formées à une profession (en cas de sortie, et même pour une question de maturité).

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  17. femmeapart dit :

    Bonjour Castille, j’explique dans l’article toutes les raisons qu’il est dans l’intérêt d’un foyer (mari, enfants, femme elle-même) qu’une mère reste à la maison et n’aille pas travailler, quand cela est possible. Certes, c’est une décision qui regarde sa conscience et celle de son mari, mais vous semblez oublier que cette décision a un impact, non seulement sur le foyer concerné, mais également sur toute la société. Je suis tout à fait d’accord avec vous pour les études, et comme spécifié dans un commentaire plus haut, je ne manquerai pas de le traiter dans un futur article. Vos remarques me donnent quelques pistes de réflexion, et je vous en remercie vivement.

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