Petit éloge de la pudeur

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Nous vivons à une époque où tout est fait pour nous extérioriser, nous rendre superficielles, et, par là, nous empêcher de développer une vie intérieure authentique, et une vraie relation à Dieu. La pudeur est une vertu qui ne signifie plus grand chose et qui, même chez les catholiques, perd peu à peu son sens et sa valeur. À force de voir dans les rues des personnes plus déshabillées que vêtues, à force de voir d’innombrables publicités et images qui réduisent la femme et même l’homme à de vulgaires objets, on en vient à s’y habituer et à perdre le sens des choses. Si l’on prend le monde actuel comme référence, alors on peut se trouver coincées, laides, passées de mode. La notion de modestie vestimentaire devient toute relative, et ses défenseurs semblent vraiment exagérer, ou en tout cas, ne pas réaliser qu’il faut à tout prix s’adapter à l’air du temps. Je vous propose donc, aujourd’hui, quelques extraits du Catéchisme de l’Église Catholique ainsi que du livre d’Antoine Delclos, La Pudeur, afin d’attirer votre attention sur l’importance de cette vertu, et ainsi, de vous permettre de nourrir vos réflexions à ce sujet.

« La pureté demande la pudeur. Celle-ci est une partie intégrante de la tempérance. La pudeur préserve l’intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle est ordonnée à la chasteté dont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union. La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour. Elle invite à la patience et à la modération dans la relation amoureuse ; elle demande que soient remplies les conditions du don et de l’engagement définitif de l’homme et de la femme entre eux. La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle maintient le silence ou le réserve là où transparaît le risque d’une curiosité malsaine. Elle se fait discrétion. (…) La pudeur inspire une manière de vivre qui permet de résister aux sollicitations de la mode et à la pression des idéologies dominantes. (…) Elle naît par l’éveil de la conscience du sujet. Enseigner la pudeur à des enfants et des adolescents c’est éveiller au respect de la personne humaine » (CEC, 2521 à 2524).

« La pudeur n’est pas un luxe, une manie, une maladie du passé, mais une exigence de tous les temps et sous toutes les latitudes. (…) La pudeur est un sentiment personnel, qui n’est pas créé artificiellement mais inscrit par le Créateur dans la nature pour être converti en une vertu, en pouvoir et en force qui perfectionne, qui protège, qui libère. Elle ne se réduit pas au simple plan de la sexualité. La pudeur est bien plutôt la tendance spontanée à cacher la curiosité de ce qui appartient à l’intimité de la personne, pour la défendre de toute intrusion inopportune. (…) Dévoiler son intimité, si ce n’est précisément dans un contexte « intime », c’est comme se perdre soi-même: plus une personnalité est riche, plus elle donne de valeur à sa vie intérieure; logiquement et pour cette raison, son sens de la pudeur en est accru. Une personne frivole sera plus facilement encline à dévoiler son intimité, précisément parce que celle-ci est pauvre: elle a peu de valeur à ses yeux ».

« On dit qu’un centimètre de plus ou de moins dans la longueur d’un vêtement est sans importance. (…) Nous disions que la vue est le sens le plus voisin de l’intelligence, celui qui s’articule le plus intimement avec elle; tous les deux s’accordent sur un même désir, le désir de la totalité. D’habitude, nous n’aimons pas comprendre et voir les choses « à peu près ». Il suffit de connaître une partie d’une réalité quelconque pour désirer connaître le tout – quel que soit l’intérêt qu’offre une chose – et se procurer les moyens d’y parvenir. (…) Il arrive donc un moment où un centimètre en plus ou en moins acquiert une réelle importance: un centimètre en moins met à nu une partie de l’unité anatomique impersonnelle, et la tenue devient alors suggestive, voire provocante. Par ce minuscule centimètre, la personnalité peut s’évaporer et, au regard du prochain (celui qui est proche), le corps perd sa transparence ».

« La pudeur est une affirmation de la souveraineté de l’esprit, une juste exaltation de la personnalité humaine. (…) Une jeune fille ou une femme qui perd la pudeur, commence peu à peu à briser son mystère personnel. (…) Promouvoir la femme, c’est d’abord l’habiller, avec simplicité et élégance, en harmonie avec les lois fondamentales de la pudeur et de la modestie. Cela en vaut la peine. (…) Au lieu de s’écraser contre un corps opaque sans âme, le regard (de l’homme) atteint les zones les plus profondes de la (femme), jusqu’au point où l’on découvre l’image de Dieu qu’est la femme, comme l’homme l’est aussi ».

pudeur

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Crédit photo: Pexels.

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